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Fondements et rapprochements scientifiques

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Une clarification préalable

Cette page propose des repères scientifiques et conceptuels destinés à éclairer l’approche Forêt Totem, sans la réduire à un modèle explicatif.

L’expérience vécue, incarnée et relationnelle demeure le cœur du chemin. Les références présentées ici viennent soutenir la lisibilité, offrir des points d’ancrage, et permettre à chacun de situer cette pédagogie dans un paysage plus large de recherches contemporaines.

Il ne s’agit pas de démontrer, ni de convaincre, mais de poser un cadre de compréhension pour celles et ceux qui en ressentent l’élan.

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1. Sécurité intérieure et régulation du système nerveux

Neurosciences affectives & théorie polyvagale

Les travaux de Stephen Porges ont mis en lumière un point fondamental :

Le système nerveux autonome se régule spontanément lorsque l’environnement est perçu comme sûr.

Dans cette perspective, la sécurité n’est pas un état mental, mais un état physiologique relationnel.

L’approche Forêt Totem rejoint cette compréhension en plaçant la sécurité intérieure au cœur du processus :

  • non comme absence de stimulation,

  • mais comme capacité du corps à rester en relation avec ce qui est perçu.

Lorsque la sécurité est restaurée par le souffle, la présence et la lenteur :

  • les réponses défensives diminuent,

  • la perception s’élargit,

  • la réalité cesse d’être vécue comme arbitraire ou hostile.

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2. Trauma, corps et intégration somatique

Neurobiologie du trauma

Les travaux de Bessel van der Kolk ont montré que :

Le trauma n’est pas seulement un souvenir, mais une empreinte corporelle et nerveuse.

La transformation ne peut donc se produire uniquement par la compréhension cognitive.

Forêt Totem s’inscrit pleinement dans cette approche somatique :

  • le corps est reconnu comme lieu de mémoire,

  • le ressenti comme langage,

  • la lenteur comme condition d’intégration.

Les pratiques respiratoires, méditatives et de présence au corps permettent au système de se réorganiser de l’intérieur, sans forcer, sans revivre, sans retraumatiser.

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3. Cognition incarnée : ressentir et comprendre

Embodied cognition

Les recherches de Francisco Varela, Evan Thompson et Antonio Damasio ont profondément transformé notre compréhension de la conscience.

Elles montrent que :

  • le corps n’est pas un support passif de la pensée,

  • mais un co-acteur du processus cognitif.

Dans cette vision, comprendre et ressentir ne sont pas séparés.

L’approche Forêt Totem repose sur ce principe central :

Sans ressenti, la compréhension ne s’intègre pas.
Sans compréhension, le ressenti ne transforme pas durablement.

La pédagogie alterne ainsi expérience vécue et mise en sens, pour permettre une transformation stable et incarnée.

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4. Croyances, perception et construction de la réalité

Structures cognitives implicites

De nombreuses approches contemporaines reconnaissent que nos perceptions ne sont pas neutres.

Nos croyances implicites — souvent inconscientes — agissent comme des filtres organisateurs de l’expérience.

Forêt Totem identifie notamment deux grandes structures :

  • les équivalences (une chose est une autre),

  • les causalités (une chose provoque une autre).

Rendues conscientes, ressenties et modulables, ces structures cessent d’opérer mécaniquement.
La perception se libère, et avec elle, la capacité de réponse.

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5. Observateur, perception et réalité

Physique contemporaine et rôle de l’observateur

Certaines perspectives issues de la physique moderne — notamment les travaux de John Wheeler (univers participatif) et Robert Lanza (biocentrisme) — suggèrent que :

L’observateur participe à la configuration du réel perçu.

Sans entrer dans une interprétation simpliste ou magique, l’approche Forêt Totem s’appuie sur une idée essentielle :

La manière dont nous percevons — état intérieur, qualité de présence, niveau de sécurité — influence profondément la réalité que nous expérimentons.

Le réel devient alors relationnel, non figé.

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6. Une souveraineté douce et relationnelle

À la croisée de ces champs, Forêt Totem propose une souveraineté qui :

  • n’est pas domination,

  • n’est pas contrôle,

  • n’est pas surplomb.

Mais une capacité à répondre avec justesse.

Cette souveraineté est rendue possible lorsque :

  • le corps est régulé,

  • la perception est élargie,

  • la relation au réel est lisible.

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Conclusion

L’approche Forêt Totem s’inscrit dans une convergence vivante entre :

  • neurosciences de la régulation,

  • approches somatiques du trauma,

  • cognition incarnée,

  • et visions contemporaines de la relation observateur–réalité.

Elle ne cherche pas à expliquer la vie.

Elle cherche à rétablir une qualité de relation avec elle.

Une relation plus sûre.
Plus consciente.
Plus libre.

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