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  • Photo du rédacteurMarie

Plantes enthéogènes et Guérison

Le regard que je peux porter aujourd’hui sur mon propre parcours avec les Plantes sacrées me fait voir que bien souvent, on ne sait pas ce que veut dire guérir, si toutefois cela veut dire quelque chose, les implications d’une telle guérison, et surtout, peut-être les recquis, ou exigences d’une telle guérison.


Si par « guérir » on entend construire un petit nid confortable pour y installer son égo et ainsi travailler à la satisfaction de ses désirs, je crains n’avoir pas grand-chose à dire à ce sujet. Je crains que les médecines non plus, mais je me trompe peut-être.


Quand j’ai rencontré la Médecine il y a plusieurs années maintenant, c’est elle qui est venue me chercher. Tout en moi voulait fuir cette expérience. Je croyais dur comme fer à l’époque que seul l’esprit pouvait comprendre la réalité, c’est-à-dire mon intelligence personnelle, à force d’abnégation dans ma quête philosophique de sens, de concentration jusqu’à en oublier de lever le nez de mon papier pour regarder briller le soleil.


Une sensation infime mais extrêmement présente en moi a fait que j’ai accepté de vivre cette expérience avec la Grand- Mère, dussé-je en mourir.

Je me rappelle avoir dit à une amie : « si je reviens de cette expérience en parlant bizarrement, en mettant des majuscules à tous les mots, avec un air d’illuminée, je compte sur toi pour me le dire et me ramener à la raison stp. Vraiment, tout sauf ça ».


J’étais très attachée à ma capacité de penser. C’était la seule perche à laquelle je m’étais agrippée toute ma vie de toutes mes forces dans l’espoir de comprendre un jour quelque chose à cette vie et à ce monde.


Il a fallu plusieurs cérémonies pour que la Médecine parvienne à ébranler cette ténacité, sans que je ne voie rien venir. Comme on donne quelques coups de haches à divers endroits pour fragiliser un tronc bien solide.

Mon intention s’est peu à peu affinée au fil des premières cérémonies, pour se rapprocher de plus en plus de mon aspiration intérieure la plus profonde alors, connaître la Vérité. ( J’aurais déjà mis une majuscule à l’époque tant il y avait de détermination en moi).


Voici un des premiers enseignement fondateur et fondamental dont la médecine m’a bombardée : « aie foi dans ta foi ».

J’ai tourné cela des semaines durant, afin d’en saisir et d’en intégrer la portée.

Avec le recul, je vois aujourd’hui ce que cela signifiait et comment cela s’est installé progressivement en moi.

Par exemple, avant, ma foi pouvait s’exprimer ainsi : « j’aimerais croire que le monde est beau ». Après quelques cérémonies à être nourrie en surabondance de cette Présence ineffable, divine, pur amour absolu et infini, ma foi en est venue à s’exprimer ainsi : « je crois que le monde est beau », puis ainsi : « le Monde est Beau ! », avec une immense ferveur…

Cela peut paraitre minime comme changement, mais c’est en fait énorme. Car à travers cette sensation viscérale qui fait dire que le Monde est Beau, il y a la conscience de toute la souffrance qui existe, et de sa légitime inacceptabilité. Il y a un changement de perspective dans la vision portée sur le monde qui change vraiment beaucoup de choses.


Et ce changement a des conséquences qui peuvent être difficiles à accepter, car Vibrer que le Monde est Beau nous éloigne de certaines personnes, de certaines structures.

Il faut alors choisir : croire pleinement ce qu’on croit, ou tenter un compromis pour rester dans les bonnes grâces de certains dont le regard jusque là nous a toujours importé, ou pour rester dans un cadre de vie qui nous semble sécurisé…


Je n’ai pas pu faire de compromis, et j’ai bien cru que j’allais me retrouver seule à la dérive dans un monde que personne ne s’autorise à trouver beau, dans lequel il n’est pas convenable de croire cela sérieusement.


J’ai alors choisi consciemment cette promesse de Désert, avec l’amour de Dieu dans mon cœur. Mon amour de la vérité m’était plus cher que la reconnaissance de mes pairs. Ce positionnement intérieur est l’un des plus difficiles qu’il m’est été donné à tenir. Un Acte de Foi.


J’ai rapidement découvert qu’il existait, à ma plus grande surprise, tout plein de gens, parfois farfelus, parfois sensés, qui croient que le monde est beau, chacun un peu à sa manière. A moi d’apprendre alors à Discerner les fréquences pour naviguer dans ce nouvel espace, en revenant toujours à la sensation de la vérité qui me fait vibrer, moi.

La Médecine avait fini par installer cette Sensation de vérité sur un autel bien dégagé au centre de ma poitrine, afin que je puisse m’y référer plus aisément.


La Médecine nous guide véritablement. Elle nous apprend peu à peu à nous en remettre totalement à sa guidance. Notre propre guidance, notre propre Intelligence. Notre propre Enthéogenéité, laquelle emerge grâce à un soigneux et constant démentèlement des structures de l’égo. ( l’égo se désimbrique de la structure de l’être, et peut donc être un peu plus identifiable dans ce qui sous-tend nos mouvements intérieurs).


Il faut une puissance phénomènale à mes yeux – et qui est comme rien pour la Médecine- pour tordre l’égo tellement résistant…


Ce Travail permet de recouvrer peu à peu une certaine souveraineté, puis une certaine maîtrise de son intériorité.


La Médecine m’a fait comprendre, à travers l’autorité et l’impeccabilité de son Intelligence, qu’un être humain n’est pas, dans son essence et sa nature, un être en « perdition », voué à être baladé de traumas en pseudo guérison, voué à composer avec un lot de souffrances jusqu’à la fin de ses jours ici sur terre. Clairement Non. Cela est une croyance qu’il importait fort à la Médecine de me faire déconstruire. L’état d’équilibre, d’harmonie et de santé générale chez un humain est le point de départ de son expérience. Cet état de santé est un acquis fondamental inhérent à tout être humain, naturel, accessible.


Installer cette croyance au cœur de sa propre structure à la place de l’autre croyance appauvrie, constitue une opération spirituelle de guérison déjà fondamentale en soi.


L’état de santé est un état naturel, organique, fondamental installé au plus profond de chacune des cellules qui constituent notre organisme. Renouer avec cette « croyance » qui pour moi est Vérité – par le fait de l’avoir touchée comme seule la médecine, oserais-je dire, sait nous faire toucher les Choses – fait partie de la Grande Reconnexion à laquelle aspirent nos âmes je crois bien.

Cet état de santé naturel est le degré zéro à partir duquel tout peut être créé en harmonie avec le Vivant (spirituel et biologique).

Cet état de santé n’est pas un Idéal lointain inaccessible ou qui ne serait réservé qu’à de rares initiés, aux prix d’efforts ou de pratiques harrassantes.


Renouer avec ce qu’est un être humain et sa grandeur intrinsèque, inaliénable. Voir avec de grands yeux le trésor de sa génétique organique qui s’active par une activité spirituelle d’expansion de conscience et de redécouverte des vérités enfouies en nous. Inscrites dans nos cellules. (Et qui, au passage, et ce n’est que mon avis, n’a aucunement besoin d’être augmenté par de l’intelligence artificielle, bien au contraire). Voilà ce qu’est pour moi une Guérison.

Voilà ce qu’est pour moi un usage spirituel des plantes enthéogènes. Depuis ma propre expérience.


Par ailleurs, en parallèle à cette refonte de mes croyances structurantes, la Médecine m’invitait, par un élan viscéral venant de l’intérieur et non du mental ou de la volonté, à renforcer mon corps physique à travers l’alimentation, l’exercice, la solitude et autres activités allant dans ce sens. Car il est nécessaire, de ce que j’ai expérimenté, que le corps physique soit d’une certaine propreté et d’une certaine résistance, pour permettre l’expansion de la conscience, et « tenir » les nouvelles fréquences. C’est en cela que je parle des implications de la guérison. Une discipline à tous les étages…


Dans mon expérience, c’est donc en commençant par ces deux fronts – refonte des croyances structurantes les plus profondes et renforcement du corps – que les traumas émotionnels ont pu être visités, au moyen de nouveaux circuits dans le mental, par la collaboration naturelle de différentes Médecines s’appelant naturellement entre elles, et se complètant magnifiquement sous l’égide de leur propre Intelligence.


Voici un aperçu d’autres croyances qui ont été progressivement intégrées sur plusieurs années d’intense travail et de remise en question :


Des croyances sur ce qu’Est un être humain, sur son histoire galactique et terrestre, sur la Vie dans l’univers. Car la Vie en tant que Conscience, en tant que Désir de s’expérimenter elle-même est déjà présente partout dans l’univers, et les formes manifestes qui hébergent de la conscience à divers degrés de physicalité sont très nombreuses, et dejà partout dans le cosmos, notre univers et dans les autres univers…


Cela, une fois accepté et installé dans le système individuel, guidé par l’Exigence et la Droiture de la Médecine, associé à la qualité d’une intention qui tend invariablement à servir la Vie, ouvre des possibilités de « guérisons » bien particulières.


Attention cependant, il est très important à mes yeux de bien préciser et toujours garder présent à l’esprit que la Médecine cherche bien davantage à harmoniser des fréquences plus qu’à nourrir un corps mental d’histoires qui se contredisent toutes à un moment, dans un désespérant foutoir aporétique, si vous me permettez l’expression, nouant davantage la division que la réunion.


Ces fréquences émanent de nos croyances les plus profondes, quel que soit leur « contenu ».


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